Vous me demandez tous si j'ai eu des nouvelles d'Ahmed. Et bien non, aucune. Il est parti sans laisser d'adresse et de numéro de téléphone et sans même remercier pour l'omelette (certes, pas assez salée).
Par contre ses yeux en disaient long et c'était suffisant pour moi. Je lui ai fait confiance. C'est certainement peu comme base. Peut être qu'Ahmed n'est pas un chic type dans la vie, peut être même qu'il a fait des choses pas vraiment acceptables. Peut être même que je l'aurai détesté en le croisant à Al-Manara.
Mais... peut être que c'est un chic type. Toujours est il qu'il faut parfois prendre des décisions et que je pense avoir pris la bonne. Je m'en serai voulue de lui fermer la porte au nez et je n'ai pas eu envie de le faire. Il avait manifestement plus peur que moi.
En somme, je lui accorde le bénéfice du doute, chose que je n'accorde pas aux soldats israéliens qui n'étaient manifestement pas à Ramallah pour lui faire du bien. Le choix est simple.
J'espère même qu'il s'en est sorti et qu'il s'en sortira.