On ne refuse pas une invitation à déjeuner ici, ce n'est pas poli. La jeune fille bien élevée que je suis à donc répondu "oui, avec plaisir, à quelle heure ?"...J'ai donc eu l'honneur de partager un repas traditonnel avec une famille palestinienne, un régal pour les yeux et le ventre...Mais cela demande une préparation, une concentration et une attention particulière. On m'avait prévenu de l'hospitalité sans limite des palestiniens. On m'avait parlé de repas gargantuesques qui vous coupent la fin pendant trois jours. Je m'étais dit qu'avec mes deux mariages et les "brukfast" du PFU, j'avais dejà pu prendre la mesure de la table qui m'attendait ....Et pourtant, ... j'étais loin d'imaginer la réalité du 'ada (déjuener) à la palestinienne. Alors, c'est délicieux le poulet avec le riz et le yaourt, les amandes, la soupe de blé, les galettes aux ognions et la salade de petits légumes....Mais, ici,... on ne te donne pas l'aile mais le demi poulet, pas deux cuillères de riz mais deux louches, pas 1/4 de galette mais 3 entières....et kuli kuli, mangez, mangez ! Je veux bien faire honneur aux plats et je suis plutôt curieuse en matière de gastronomie mais là, c'était trop ! Mon estomac a des limites, il m'était impossible de kuli plus.
Les invités sont généralement très bien reçus en Palestine. C'est aussi une marque de prestige que de savoir recevoir. Mais l'invité doit aussi être à la hauteur de l'hospitalité, autrement dit: manger comme il faut, ne pas attendre pour se servir et dire qu'il reviendra avec plaisir.
Il est vrai que c'était excellent mais je ne n'attendais pas à l'assiette de fruits et légumes quand nous sommes allés fumer la chicha dans le salon, vraiment je ne l'attendais pas celle-là, tout comme le moment ou la mère de Mohamed qui se met à me couper une pêche pour me la faire manger, ça aussi c'était un piège inédit ! ....Je me demande bien ce que ça va être dans les villages... :-) ...